Déchets sauvages sur la voie publique : le gouvernement et la Région Sud veulent porter l’amende à 135 euros

L’Etat et la Région Sud veulent intensifier la lutte contre la propagation des déchets sauvages. La secrétaire d’Etat à la transition écologique, Brune Poirson a annoncé le 7 juin dernier, un projet de décret visant à sanctionner d’une amende de 135 euros, contre 68 euros actuellement pour tous déchets (mégots, masques, lingettes usagées etc.) jetés sur la voie publique. « Si on veut des mers et des océans propres, ça commence par des trottoirs propres » a déclaré la secrétaire.

Publié le 22/06/2020 (mis à jour le 22/06/2020)

Article initialement paru sur Le Monde

Masques, mégots par terre : le gouvernement veut porter l’amende à 135 euros

Un projet de décret défendu par la secrétaire d’Etat à la transition écologique, Brune Poirson, prévoit une amende de 135 euros, contre 68 actuellement, en cas d’abandon de masque, de gant, de mégot ou d’ordures sur la voie publique.

Le Monde avec AFP 

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Jeter des déchets sur la voie publique, un masque ou encore un mégot pourra être sanctionné d’une amende de 135 euros, contre 68 euros actuellement, selon un projet de décret, a annoncé dimanche 7 juin la secrétaire d’Etat à la transition écologique, Brune Poirson.

Ce projet de décret, qui concerne aussi bien les masques, les gants, les mégots ou encore les dépôts sauvages d’ordures, devrait être présenté mi-juin. L’amende pourrait même monter à 375 euros, voire 750 euros si la police établit un procès-verbal et le transmet au tribunal, selon le ministère.

Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la feuille de route pour l’économie circulaire lancée en 2018 et « trouve avec le Covid-19 un nouvel écho, avec la multiplication du nombre de nouveaux déchets abandonnés liés à la crise sanitaire » au lieu d’être jetés à la poubelle, souligne le ministère.

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« Tout déchet jeté par terre finit souvent sa route dans l’océan »

« Il faut que chacun comprenne que tout déchet jeté par terre finit souvent sa route dans l’océan » a souligné Brune Poirson, dans une déclaration transmise à l’Agence France-Presse.

 

« Si on veut des mers et des océans propres, ça commence par des trottoirs propres », poursuit la secrétaire d’Etat, qui se rend dimanche à Lège-Cap-Ferret, en Gironde, à la veille de la Journée mondiale des océans, pour prendre part à une collecte de déchets plastiques en collaboration avec l’association Surfrider. « Avec la crise du Covid-19, de nombreux nouveaux déchets plastiques ont fait leur apparition sur les plages comme les masques ou encore les gants », déplore-t-elle dans un communiqué.

Le ministère prévoit également d’intensifier ses campagnes de communication pour inciter à ne pas jeter les déchets n’importe où. Une campagne d’affichage sera lancée lundi avec l’association Gestes propres, l’association des maires de France et l’entreprise Citeo (une entreprise privée spécialisée dans le recyclage des emballages ménagers et des papiers graphiques). La diffusion de spots à la radio est également prévue à la fin du mois de juin.

« Il y a énormément de délinquance environnementale qui se développe et sur laquelle l’Etat et des préfets sont très peu actifs, a réagi dimanche sur Franceinfo Jean-David Abel, vice-président de France nature environnement. Au-delà des coûts et des effets d’annonce, il faut vraiment engager les choses sur la durée. »