Pour réduire la pollution, il faut la connaître

Caractériser les données quantitatives et qualitatives sur les déchets sauvages qui aboutissent en mer permet d’identifier les origines géographiques locales, cibler les comportements des types d’acteurs et désigner les secteurs d’activités économiques à la source de cette pollution. A terme, ces données aideront à définir des mesures de réduction à mener au niveau local comme au niveau national et international.

Caractériser les déchets ramassés, c’est essentiel !

Nous vous invitons, lors des ramassages que vous effectuez, à renseigner la base de données des collectes selon le protocole de votre choix.

Nous vous proposons quatre niveaux de protocoles de caractérisation, allant du plus simple au plus complet :

  • si c’est une première pour vous, choisissez le Protocole #1 – il s’agit d’indiquer, à minima, le volume total des déchets ramassés ;
  • si vous êtes curieux et motivé, vous pourrez choisir de trier et classer les déchets selon le type de matériaux (verre, plastique, bois, etc.) puis de les peser. Vous compterez aussi le nombre de déchets indicateurs ramassés (9 déchets : Protocole #2 ou 32 déchets : Protocole #3) ;
  • enfin, si vous êtes ultra motivé, comptez chaque objet ramassé (Protocole #4).

Le traitement des données

Nous allons « faire parler » les données ! Après traitement et analyse des différentes données récoltées, nous allons pouvoir connaître les tendances, les flux, les types de déchets, les zones d’accumulation, comparer les zones entre-elles… et produire des « data visualisations » ou infographies. Les informations agrégées, par exemple lors d’événements d’envergure, seront restituées directement sur la fiche de l’événement. L’ensemble des données retraitées seront ensuite publiée sous forme de rapport, disponible dans la rubrique Ressources et transmise aux acteurs publics concernés.

En tant que structure inscrite sur la plateforme vous pourrez accéder également aux données brutes avec possibilité de les exporter.

Les bases du programme

Notre programme de sciences participatives a été conçu en se basant sur les éléments suivants :

  • protocoles de la directive Européenne Stratégie pour le Milieu Marin (DCSMM) ;
  • écoute des besoins, des contraintes et des attentes des associations, des gestionnaires de zones protégées et autres structures engagées sur le terrain depuis de nombreuses années pour certains ;
  • méthodes de caractérisation des déchets de l’ADEME et des collectivités territoriales ;
  • outils des politiques publiques comme les REP* ou les secteurs d’activités économiques. [LIEN SUR RESSOURCES REGLEMENTATIONS]

*Le dispositif de la responsabilité élargie du producteur (REP) implique que les acteurs économiques (fabricants, distributeurs, importateurs) qui mettent sur le marché des produits générant des déchets, prennent en charge tout ou partie de la gestion de ces déchets.

Caractériser est certes un peu ardu mais c’est aussi ludique ! En groupe c’est plus amusant. Sachez que les informations que vous renseignez dans la base de données sont essentielles et nous vous en remercions d’avance !

Sciences participatives